On connaît la différence entre “le bon et le mauvais chasseur”. On connaît moins la différence entre “la bonne et la mauvaise injonction”, pourtant du même ordre : il y a celle que l’on célèbre et celle que l’on vilipende, sans toutefois être en mesure de justifier solidement ce choix. Analyse d’un double standard remarquable.
Xavier Gravelaine est antispéciste et prof de philo au lycée. Il enseigne donc l’éthique animale à ses élèves. Mais voilà, en dépit ou à cause de l’enthousiasme de ces derniers, sa hiérarchie et certains parents ne l’entendent pas de cette oreille et usent de prétextes multiples et variés pour l’en dissuader.
Le mouvement antispéciste actuel, majoritairement de gauche et dont la morale se centre sur les individus, porte un discours inaudible pour une grande partie de la population. Selon Pierre Sigler, les enseignements de la psychologie morale et politique devraient amener le mouvement animaliste a formuler des messages plus intuitifs et pragmatiques.
Les antinaturalistes critiquent l’invocation des facteurs non sociaux, non historiques pour expliquer les phénomènes humains. Pour Pierre Sigler, cette position est liée à la théorie de la “page blanche”, qui doit en partie sa popularité au fait qu’elle permet de critiquer le racisme sans abandonner le spécisme… et donc de préserver l’exceptionnalisme humain.
Dans l’objectif d’assurer la santé et le bien-être des chevaux, la Ville de Montréal a décidé d’interdire les calèches à partir du 1er janvier 2020. Un psychiatre et doctorant en anthropologie, Vincent Laliberté, estime que notre souci des animaux nous a conduits à ignorer les intérêts d’êtres humains vulnérables. Valéry Giroux lui répond.
Que penser du documentaire “The Game Changers” – notamment visible sur Netflix et YouTube – qui met en avant une image très positive du végétalisme à travers le sport et la santé ?
La manière dont nous imaginons l’avènement d’un monde qui n’exploiterait plus les animaux va largement influencer nos choix stratégiques. Cette fiction d’anticipation envisage comment un siècle de lutte animaliste pourrait mener à une abolition de l’exploitation animale en France.
Après les États-Unis, c’est au tour de deux provinces canadiennes de proposer des projets de loi bâillon, ou “ag-gag”, qui pénalisent lourdement l’infiltration et la prise d’images d’activité d’une ferme sans le consentement explicite du propriétaire.
La gestion de la forêt est un sujet qui est source de nombreuses tensions et incompréhensions entre les animalistes, les écologistes, les forestiers, les chasseurs… Dans cet article, l’auteur propose de réfléchir à une gestion rationnelle et non spéciste de la forêt, en prenant en compte les intérêts des individus sensibles qui y vivent.
En Belgique, les académiciens ont publié un rapport où ils proscrivent le végétalisme pour les femmes enceintes et les enfants. Pour les deux spécialistes que L’Amorce a interrogées, ils ne sont manifestement pas à jour sur la littérature scientifique.

