Spéculation sérieuse et variation littéraire, ce texte s'interroge sur les relations entre architecture et antispéciste. Il fabule la naissance d'un "musée du spécisme" à la place de la Ménagerie de Paris, un des plus vieux zoo du monde. Il a été déclamé lors de la journée d'étude « Esthétique du sublime, de sidération et de fin des temps, quels récits pour l’anthropocène ?» au CIVA-Kanal Centre Pompidou Bruxelles, en 2019.
I.
Nous sommes des architectures habitées.
Mes pieds sont les falaises où naissent et meurent des champignons ; ma gorge abrite quelques virus ; mon intestin plusieurs millions de bactéries ; ma peau un…
J’essaye de défendre les animaux à travers mon rôle de coordinateur à la sensibilisation chez Animal Ethics. Je plaide en faveur des groupes d’animaux les plus nombreux et les plus négligés, à savoir les animaux sauvages, les invertébrés et les animaux futurs exposés aux risques des technologies transformatrices comme l’IA.
Sur l’expérimentation animale, le plus difficile est de faire en sorte que les gens dépassent le blocage mental initial : « si c’est utile, s’il n’y a pas d’alternative, alors on fait comment ? ».
Il est devenu courant d’affirmer qu’il faut préserver la vie sous toutes ses formes, comme si elle avait en elle-même une valeur. Mais, à la place du vivant, n’est-ce pas plutôt les individus capables de souffrir qu’il faut considérer moralement, comme nous invite à le faire l’antispécisme ? Dans ce cas, le monde vivant ne serait-il pas moins à préserver qu’à transformer ?
D e nos jours, il est presque à la mode de dire qu’il faut défendre le « vivant ». Derrière ce concept qui gagne en popularité dans la philosophie et les combats écologiques, on trouve des philosophes comme Dominique Bourg, Bruno Latour…
Sandra Guimarães est une militante antispéciste d’origine brésilienne, qui lutte depuis plusieurs années en France et au Brésil contre différentes formes de dominations. Les sociologues Kaoutar Harchi et Joséphine G. ont pu s’entretenir avec elle dans les jardins ouvriers d’Aubervilliers, menacés de destruction.
L’autrice américaine Carol J. Adams nous livre sa lecture acérée – et écoféministe – de la polémique qui a agité le monde politique français autour de la masculinité et des barbecues.
J’aimerais que la bienveillance soit au cœur de toutes nos stratégies, mais je doute que ce soit la seule ou la meilleure manière d’y arriver. Rajouter de la violence à ce monde ne me semble pas une bonne idée, surtout pour faire passer un message non-violent – l’antispécisme représentant la non-violence ultime à mes yeux.
En 2024, j’ai créé une application appelée 321 Vegan, outil conçu pour faciliter la vie des personnes véganes et accompagner celles qui souhaitent le devenir. Elle propose notamment un scanner de codes-barres indiquant si un produit est végane ou non, ainsi qu’un moteur de recherche d’additifs et de marques de cosmétiques.
Combien d’animaux meurent pour la consommation humaine? Et qu’est-ce que cela représente? Frédéric Côté-Boudreau nous présente les chiffres du zoocide colligés par l’organisation Faunalytics. Un constat s’impose: la souffrance animale est en inflation.
J’ai eu envie de m’engager dans une cause plus directe encore : prendre soin des pigeons, ces animaux tellement méprisés. J’ai donc créé en août 2025 le compte Instagram “Pinpon Pigeon” qui rassemble aujourd’hui plus de 30 000 personnes. Mon compte a pour objectif de sensibiliser les gens, de lutter contre les stéréotypes et de rendre leurs lettres de noblesse aux pigeons.

