Peut-on lutter contre la déshumanisation tout en acceptant le suprémacisme humain ? Pour Will Kymlicka, le co-auteur de Zoopolis, voilà précisément un défi pour la gauche. C’est ce que le philosophe canadien expliquait dans un article du New Statesman dont Martin Gibert propose ici une traduction. Une analyse à méditer.
Selon Manu Herrán, chercheur associé à l’Organisation pour la Prévention de la Souffrance Intense (OPIS), donner naissance à de nouveaux individus n’est moralement justifié que dans les cas où nous pouvons raisonnablement garantir leur bonheur. Dès lors, la meilleure façon de prévenir les souffrances serait-elle de prévenir la vie ?
Cet article discute de ce que peut être l’étrange amour des éleveurs pour leurs animaux, de la pertinence qu’ils trouvent à en parler et de pourquoi cette question devrait intéresser les personnes qui agissent pour l’abolition de l’exploitation animale.
Récemment, beaucoup de journalistes et universitaires français ont pris leur plume pour critiquer et même vilipender l’antispécisme. Mais, pour Thomas Lepeltier et Yves Bonnardel, leurs propos témoignent d’une très grande méconnaissance de cette philosophie. Aussi, dans cet article, se permettent-ils de souligner leurs nombreuses erreurs.
Écrit par Jacy Reese, 3 Big Changes We Need in the Farmed Animal Movement est initialement paru le 25 juin 2018 sur le site du Sentience Institute. L’auteur y propose trois changements stratégiques importants, contre-intuitifs, à long terme et peu discutés qui pourraient bénéficier au mouvement animaliste.
L’acteur suisse qui a marqué durablement le cinéma français des années 1930 à 1960 avait un rapport bien particulier avec les animaux. Se replonger aujourd’hui dans cet aspect de sa vie et dans sa filmographie permet de voir en lui un précurseur oublié.
Selon l’utilitarisme, il faut maximiser le plaisir et minimiser la souffrance. Cette maxime s’appliquant à une population globale, il semblerait que le niveau de bien-être d’un ensemble d’individus pourrait augmenter alors même que celui de chaque individu diminuerait. Cette conclusion entraînerait, selon Christian Rodriguez, certains défenseurs des animaux à privilégier l’élevage industriel à l’élevage traditionnel.
Faut-il laisser les animaux domestiqués se reproduire et viser à faire cité avec eux ? En 2013, Sue Donaldson et Will Kymlicka présentaient au CRÉUM leur livre Zoopolis – Une théorie politique des droits des animaux. C’était pour Valéry Giroux l’occasion de commenter leur théorie de la citoyenneté non humaine d’une perspective extinctionniste.
Assiste-t-on à l’aube d’une petite révolution dans le monde du jeu vidéo, initiée par des développeuses et développeurs sensibles à la cause animale et nourrie par le mouvement végane, qui permettra aux joueuses de vivre des expériences vidéoludiques compatibles avec leurs convictions éthiques ?
Depuis qu’on a annoncé la disparition du groupe des produits laitiers dans le Guide alimentaire canadien, des chroniqueurs de droite y voient un signe de la montée en puissance du mouvement animaliste ou une autre conséquence du multiculturalisme canadien.

