Le 7 février dernier avait lieu le lancement scientifique du nouvel Observatoire québécois de droit animalier (OQDA) à l’Université de Sherbrooke au Québec. L’équipe de L’Amorce s’est entretenue avec son directeur, le professeur de droit Michaël Lessard.
Pourquoi avoir fondé l’Observatoire québécois de droit animalier?
L’Observatoire québécois de droit animalier a été fondé afin d’offrir un espace pour réunir la communauté québécoise de juristes et philosophes qui souhaitent réfléchir au traitement des animaux par le droit. En mobilisant des esprits passionnés par ce sujet, l’Observatoire a pour objectif de stimuler la recherche et l’enseignement en droit animalier ainsi que les initiatives permettant…
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Ce projet s’inscrit dans une démarche visant à mieux comprendre le mouvement animaliste à travers le monde. Après avoir recueilli les témoignages de militant·e·s japonais·e·s , nous avons poursuivi notre exploration en interrogeant des activistes et expertes taïwanaises sur l’état de la protection animale dans leur pays.
Taïwan est souvent décrite comme un modèle démocratique en Asie et dans le reste du monde, un phare en matière de libertés et de droits. Mais cette avancée démocratique s’étend-elle aussi aux droits des animaux ? À travers ces interviews croisées, activistes et expertes taïwanaises partagent leur vision du…
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This project is part of an initiative to better understand the animal protection movement across the world. After gathering testimonies from Japanese activists , we continued our exploration by interviewing Taiwanese activists and experts on the state of animal protection in their country.
Taiwan is often described as a democratic model in Asia and throughout the world, a beacon in terms of freedoms and rights. But does this democratic progress also extend to animal rights? Through these cross-interviews, Taiwanese activists and experts share their vision of the animal protection movement on the island.
Their statements were…
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Le rapport des Japonais·es aux animaux est mal connu en Occident. En dépit d'une histoire caractérisée par plus d'un millénaire d'interdictions de tuer et consommer certaines espèces, le Japon est depuis l'ère Meiji devenu un grand consommateur de viande, notamment sous l'influence Occidentale. Qu'iels soient à la tête d'organisations animalistes, chercheur·e ou simple militant·e, quatre Japonais·es évoquent pour L’Amorce l'état de la lutte en faveur du bien être animal dans leur pays.
Propos recueillis par Joséphine G. et Tom Bry-Chevalier.
Présentation
Qui êtes-vous, que faites-vous pour les animaux et depuis combien de temps êtes-vous impliqué·e dans le mouvement animaliste…
1. Que faites-vous pour les animaux ?
Je suis autrice et illustratrice, principalement en jeunesse. Je profite de mon métier pour sensibiliser mon public à l’antispécisme ou, en tout cas, au respect de tous les individus sentients.
Aussi, j’essaie de soutenir des refuges en leur offrant des illustrations soit pour leur communication soit pour la création de produits dérivés qu’ils peuvent vendre par la suite.
J’ai fait partie d’une association antispéciste sur Marseille (ALARM) avec laquelle j’avais organisé plusieurs évènements, dont un festival antispéciste durant plusieurs années. Malheureusement cette association n’existe plus. Depuis, j’ai décidé de militer à travers mon art dans toutes…
1. Que faites-vous pour les animaux ?
J'ai fondé l'organisation EVA (Ethical Vegetarian Alternative) en Belgique en 2000. Depuis, j'ai cofondé Proveg International (devenu récemment Proveg Belgium), dont je suis le conseiller stratégique. Je donne de nombreuses conférences sur les droits des animaux et le véganisme dans toute l'Europe. J'ai écrit le livre How to Create a Vegan World , qui a été publié en 12 langues, dont le français [ Vers un monde végane , préfaces de Brigitte Gothière et Peter Singer, édition L’Âge d’homme]. Chez nous, nous avons un petit sanctuaire qui permet à ma compagne de sauver…
Je suis un fermier véganique. À la Ferme de l’Aube, nous produisons des cultures avec des fertilisants provenant uniquement de plante.
Que faites-vous pour les animaux ?
Je suis le créateur et animateur de Comme un poisson dans l’eau , le podcast contre le spécisme. J’y reçois des chercheur-euses, des journalistes, des activistes et autres expert-es dans leur domaine sur toutes les questions qui ont trait au spécisme, à l’oppression des autres animaux, au véganisme, etc.
Je participe également à l’organisation d’événements autour de la pensée antispéciste, dans l’espoir de la faire connaître plus largement et exister davantage dans le débat public. J’ai par exemple participé à l’organisation du colloque «…
1. Que faites-vous pour les animaux ?
Je fais de mon mieux : c’est-à-dire que je cherche, dans chacun des aspects de ma vie, à ne pas causer de souffrances inutiles à des êtres sentients. De ce fait, j’ai un mode de vie végane.
J’ai longtemps fait du militantisme « de rue » pour la cause animale, mais aujourd’hui c’est à titre professionnel que je me rends le plus utile. J’ai en effet choisi d’exercer la diététique pour accompagner au mieux les personnes végétariennes/végétaliennes et celles qui souhaitent le devenir, car nous manquons encore cruellement de professionnel·le·s de santé formé·e·s…
1. Que faites-vous pour les animaux ?
Depuis que la chaîne YouTube de l’Effet Chimpanzé a été créée en 2016, nous nous efforçons de produire un contenu à la fois accessible, sourcé et humoristique pour parler d’exploitation animale. Pour ça, il nous semble important de faire preuve d’esprit critique afin d’avoir une argumentation solide ! Nous nous sommes formé·e·s à utiliser ces outils au fur et à mesure, par la force des choses, c’est-à-dire sans cursus universitaire mais avec l’énergie que nous donne la perspective d’un horizon où les souffrances faites aux individus sentients seront minimisées au maximum.
Actuellement, nous…

