Joseph Andras, écrivain ayant refusé le prix Goncourt de premier roman en 2016, se place à nouveau du côté des faibles et des révolté·es avec Ainsi nous leur faisons la guerre, triptyque d’histoires vraies entremêlées de critiques du suprémacisme humain. De quoi réveiller le sentiment de révolte.
L’américaine Aph Ko livre un nouvel ovni dans la littérature animaliste : un guide illustré pour sortir de l’ordre zoo-racial et décoloniser la condition animale. Passionnant, rafraîchissant et woke en diable.
Pourquoi tant de gens disent-ils aimer les animaux tout en contribuant à leur misère ? Romain Espinosa répond à cette question complexe en mobilisant les concepts de l’économie comportementale.
Dans un essai à charge contre l’antispécisme, le journaliste Paul Sugy dénonce l’ineptie et la dangerosité de ce courant de pensée. Thomas Lepeltier lui renvoie la balle en soulignant l’inanité de ses arguments.
Les animaux sont-ils des personnes ? Peut-on leur associer cette notion politique par excellence qui signe le passage d’un statut d’objet à celui de sujet ? C’est la question fondamentale qu’aborde Marie-Claude Marsolier dans les pages suivantes de son ouvrage Le mépris des bêtes. Un lexique de la ségrégation animale, où elle dissèque notre usage de la langue spéciste.
Futés à manger du foin, à propos de Sébastien Moro et Layla Benabid, Les Cerveaux de la Ferme (2021)
Poussins de trois jours capables de réaliser des additions et des soustractions, chèvres qui lisent les émotions sur les visages humains et prennent du plaisir à relever des défis intellectuels, brebis qui catégorisent mentalement des familles botaniques : les « cerveaux » de la ferme ne sont pas forcément ceux que l’on croit !
Alors que Bébé Dragon de Victoria Ying se présente comme un ouvrage innocent destiné à nos chers bambins, Nicolas Bureau y voit un roman d’apprentissage machiavélique et subversif à ne pas mettre entre toutes les mains. Une lecture décapante !
De Paris à Tel-Aviv en passant par le Québec, le livre de Jérôme Segal s’intéresse aux militantes et militants du mouvement animaliste. Il en analyse ses dimensions sociopolitiques et culturelles en interrogeant sa prétendue radicalité. Très utile pour comprendre un mouvement en pleine expansion.
Vous avez rencontré un carnivore particulièrement buté ? Relativisez. Car vous n’avez pas rencontré C, le carnivore imaginé par Michael Huemer pour les besoins de son Dialogue entre un carnivore et un végétarien (Albin Michel, 2021). Heureusement, C se heurte aux arguments de V, un végétarien à qui on ne la fait pas. Extrait.
Quelle place l’Islam accorde-il aux animaux ? Pour la chercheuse Ghazala Anwar deux lectures sont possibles, l’une hiérarchiste et donc spéciste, et l’autre égalitariste. La notion de rahma (compassion, bienveillance) permet de comprendre pourquoi la seconde interprétation est à la fois plus fidèle à l’esprit du Coran et plus sensible au sort des non humains.

