Ce texte est la préface d’Élise Desaulniers à l’édition québécoise de La politique sexuelle de la viande à paraitre aux éditions du Remue-ménage le 1er avril 2025.
Pour marquer la parution des nouvelles éditions francophones de La politique sexuelle de la viande, Élise Desaulniers, éditrice à L'Amorce et préfacière de l’édition québécoise, a pris l’initiative d’inviter Carol J. Adams, autrice de l’ouvrage, et Nora Bouazzouni, préfacière de l’édition française, à partager leurs perspectives. Ces trois voix féministes et véganes, issues de différents horizons, explorent les interconnexions entre patriarcat, carnisme et contrôle des corps. Dans cet échange informel, nourri par une actualité brûlante, elles abordent les stratégies réactionnaires visant à restreindre les droits des femmes et les luttes antispécistes, ainsi que la montée des discours masculinistes et carnistes,…
Le 48e volume de la revue québécoise Possibles réunit une quinzaine d’autrices et d’auteurs sous l’étendard de l’antispécisme pour présenter diverses voies théoriques et pratiques orientées vers la construction d’un monde plus juste envers les animaux.
Dans Soi-même comme un chien, l’écrivain et philosophe Nicolas Tavaglione raconte l’amitié qui s’installe entre lui et son chien et comment cette relation bouleverse sa conception des animaux et de leur place dans notre société. Le chapitre 24, que nous reproduisons ici, porte sur les intentions de « Totor » et l’intention chez les animaux.
En moins de 200 pages, les chercheuses Alexia Renard et Virginie Simoneau-Gilbert (respectivement co-rédactrice en chef et éditrice à L’Amorce) relèvent un triple défi : offrir un panorama de l’histoire des droits des animaux et du végétarisme, un aperçu des débats contemporains en éthique animale et une introduction à la sociologie du mouvement végane et antispéciste.
Sous-titré « La cause animale, de Platon au mouvement antispéciste », l’ouvrage se décline en trois parties. Les autrices commencent par un riche exposé des idées philosophiques et politiques qui ont soutenu le combat pour la défense des animaux depuis l’Antiquité, ainsi que son pendant…
Extrait tiré du chapitre 2 du livreVeganwashing: l'instrumentalisation politique du véganisme (Lux 2024) de Jérôme Segal.
Le veganwashing désigne un phénomène d’instrumentalisation, lorsqu’une entité décide de promouvoir officiellement le véganisme, non pas pour des raisons environnementales, sanitaires ou éthiques, mais pour redorer son image. Partant du fait qu’Israël est le pays avec la plus grande part de véganes au monde, le gouvernement a incorporé le veganwashing dans la « hasbara », terme qui signifie littéralement « explication » en hébreu, mais qui désigne avant tout une politique de communication visant à contrer toute attaque médiatique envers le pays. Aujourd’hui la situation…
Les critiques du spécisme appuient leur position sur une analogie avec le cas du racisme. Hélas ! cette analogie est souvent mal comprise par les défenseurs du spécisme, qui présument qu’il suffit pour la contester d’identifier une différence entre ces deux formes de discrimination. François Jaquet met les points sur les i dans son ouvrage Le pire des maux. Extrait.
Dans son Bestaire d’animamitié (Panthéon, 2023), Ginette Dubouis nous offre un florilège d’histoires souvent sympathiques qui peinent au final à aborder les questions de fond liées à notre rapport aux animaux. Jérôme Segal apprécie la démarche, mais souligne quelques problèmes dans les positions de l’autrice.
Notre collaborateur François Jaquet vient de publier un ouvrage en forme d’enquête pointue et rigoureuse sur la notion de spécisme. Le philosophe Nicolas Tavaglione l’a lu et ne cache pas son enthousiasme pour ce panorama sur l'éthique et ontologie du spécisme. Un livre qui tient ses promesses.
Le militant antispéciste tiendra son nouveau livre de chevet. Le carniste mangera son chapeau, ce qui fera peut-être des vacances aux poulets, aux lapins ou aux perches. Le lectorat simplement curieux, comme votre serviteur, sera délivré de nombreux malentendus que colportent, sur l’antispécisme en particulier et sur la cause animale en général, les idéologues…
Dans son dernier livre, Émilie Dardenne propose une nouvelle notion pour améliorer nos relations aux animaux. La zooinclusivité désigne une approche qui cherche des terrains d’ententes favorables aux animaux. Elle s’oppose aux stratégies du tout ou rien et donne même des conseils de jardinage.

